La distribution

CLAUDE SOLOY

Photo Pascal Besnier

Je suis né au siècle dernier sous une pluie de bombes. Fils unique d’une corsetière et d’un aiguilleur S.N.C.F. Mon premier trauma : mon biberon au lait coupé à l’eau du robinet  pour lubrifier  les fins de mois difficiles de  la fermière du marché noir. Mon second trauma : mes aveux dans le confessionnal (juste avant la communion dite solennelle) quand la créature noire me demande : « Mon enfant, as-tu eu des lectures impures ? » Je réponds : « Oui, j’ai lu un « illustré » : Tarzan. » Sanction : ânonner  une dizaine de « je vous salue Marie pleine de grâce… » afin  de gagner mon ticket pour le paradis.
Tarzan, mon héros de papier à qui je dois tout. Ou presque. Merci petit Bondieu inquisiteur, c’est grâce à toi que je prends subitement conscience de mes ailes (mes premiers bouts de poèmes seront rédigés à la plume), j’aurais aimé être monsieur Tarzan mais la place est déjà prise. Je décide alors de grandir, je me retire au fond de ma jungle perso, je convoque les poètes, les peintres, les comédiens, les musiciens, tout ce qui s’agite, fait du bruit et de la couleur… et entreprends ma propre éducation, voler de lianes en mots, à hauteur d’homme, mots de cris ou de murmures à partager…
Tour à tour comédien, peintre, auteur dramatique, metteur en scène, j’écris également des romans, du noir, du blanc, du rose vif, de la SF teintée d’érotisme et de fantasy, une quinzaine d’ouvrages à ce jour (Editions Krakoen, Lajouanie, Horsain, Ska éditeur, Area, Musimot), des nouvelles…
Et puis le cinéma… 6 courts métrages dont trois réalisés avec Max Obione ainsi qu’une performance/danse (avec Jackye)  filmée sur le rond point des vaches de Saint-Etienne-du-Rouvray (quand les pauvres bêtes y paissaient encore !)  pour le spectacle du chorégraphe Philippe Jamet « Avant le ciel ».Etre Tarzan,  être libre… Etre un artiste… Ne jamais se couper du monde, s’en nourrir, s’en goinfrer, pas commode quand on est seul accroché à sa liane… Donc, interpeller l’autre qui passe sous vos pieds sans vous voir, le toucher, taquiner ses certitudes, le foudroyer, ouvrir des clairières de sens sur de nouvelles trouées, tel est mon art de vivre : m’étonner et bousculer les codes.
Et tout ça, avec empathie pour Chita et les autres…

BÉATRICE MARÉCHAL

Photo Pascal Besnier

Emmanuel Noblet a copié sur moi pour ses jours et mois de naissance…, et 1.2.3.4.5.6. J’ai évité “grave” toute voie royale mais je porte en moi de l’encre indigo. Née à … Voir la bio de Jean Dubuffet, réputé pour n’être pas commode parce qu’il en avait dans le tiroir (m’a t-on dit). Et puis quelque chose en moi a crié : Lumière ! Il était temps. Alors, et c’est délicieux…
Une vie parsemée de belles rencontres qui me ramènent à ma passion, le Théâtre : la Cie Traitement de Textes avec laquelle je joue dans “L’atelier” de Jean-Claude Grumberg de 2010 à 2012 (Madame Laurence), “La grotte” de Jean Anouilh de 2011 à 2012 (L’auteur). Quelques cours par ci, par là, avec Eric Damois (Cie Ici et Maintenant), Mary Berkelmans (Le Polyphore) à qui je dois, entre autres, la découverte du Buto et de Stanislavski, Nathalie Lovighi (Lamaisonkifaitlangle) en cette saison 2018/2019 avec qui j’expérimente. Et j’adore !
Quelques pas vers la régie lumière, le son, le bruitage, les costumes.
Émerge l’écriture de ma première pièce “Une ravissante et forte paix dans le pas des danseurs” de 2011 à 2016, écriture vibratoire s’il en est, à laquelle viennent s’inviter musique et biodanza.
Février 2018, je produis une mise en scène avec une équipe de six comédiens, au sein du Théâtre du Manteau d’Arlequin : “Lazare en avril” de Bernard Rongier, spectacle ponctué de courtes scènes comiques et tragiques.
Curieuse, avide d’expériences nouvelles, je me lance le défi du monologue. Je joue dans “Le bel indifférent” de Jean Cocteau en Mars 2019 (Cie Traitement de Textes, organisé par l’association L’ARéCRé). Dans le même temps, je rencontre Max Obione qui m’offre mon premier rôle dans son court-métrage HIER.

VINCENT DELA

Photo Max Obione

Diplômé de Atre / Lyon après une formation initiale à l’École de Théâtre du Havre, Vincent DELAFORGE est comédien et enseignant. Il intervient régulièrement dans des lectures à voix haute (Festival des boucles de la Seine et en 2017, Terre de paroles, Lectures de Polars). Il est également metteur en scène de la Compagnie des Tréteaux de Normandie avec laquelle il a créé plusieurs spectacles avec masques et marionnettes (A moi, Don Quichotte !, Scapin tout seul !  Vincent, au pays des tableaux) ainsi que des spectacles musicaux (La Fontaine en musiques avec le Quatuor 3,XIII). Il a également pu mettre en scène et créer les décors pour deux opérettes de Jacques Offenbach avec l’Orchestre de Montivilliers sous la Direction de Thierry Pélicant.
Des incursions régulières devant la caméra : depuis ses premiers pas en  1994 « La petite amie d’Antonio » de M, POIRIER à « Mauvaise pente » E.Bailly en passant par « Bad Game » de M.OBIONE

https://vincentdela.wixsite.com/vincent-delaforge

PATRICE LAFILE

Photo Pascal Besnier

Natif de Rouen, Patrice Lafilé dit «Pinot simple flic» débute à l’Atelier théâtre de l’association Temps Libre de 2012 à 2017 sous l’égide de François Bizet, professeur, auteur, metteur en scène et acteur. Avec ce dernier et la Cie AZERTY, il fait partie de la distribution d’Hamlet en 2016. Cette même année, Patrice Lafilé rejoint la Cie La Suite pour 36 Guet des Orfèvres de Terry Pratchett mise en scène par Ludovic Saïd. En 2018, il interprète son premier monologue «Quelques mots sur ma femme» de François Bizet.
HIER de Max Obione est son premier rôle dans un court métrage.